Analyser le cycle de vie d'un tee shirt en coton

et son impact sur l'environnement

 
 
 
 

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à voir dans ce dossier :
Mode éthique

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Entreprises éthiques

 

 
     
 

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février 2006

 

Dossier : la mode éthique
Pour suivre le parcours du cycle de vie d'un tee-shirt en coton de la culture à son recyclage, cliquez sur les puces !
                 
       
       
       
               
           
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La récolte s’effectue après avoir vaporisé un défoliant (arsenic, composés organophosphatés) pour tuer les feuilles et accélérer l’ouverture des capsules de coton.

Le séchage au soleil et l’égrainages sépare les fibres des graines et débris végétaux. Les fibres utilisés ne représente qu’un tiers du coton récolté. Elles seront compressées par un système hydraulique pour former des bales à destination des usines de filage.

polluants intrants polluants sortants
-engrais
-pesticides
-fongicides
-polluants dans le sol
-pétrole (cueillette)

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la production de matières
la culture du coton

Le cotonnier (Gossypium) est cultivé dans des régions chaudes alternant saison humide pour le développement et saison sèche pour la maturation des fruits. Le sol doit être fertile, perméable, bien drainé de préférence silico-argileux. La production comporte 7 étapes :

  • préparation et aération du terrain pour retirer les mauvaises herbes. La monoculture appauvrit le sol et entraîne l’érosion sur des surfaces importantes puisqu’il faut 150m2 de terrain pour produire 1 Kg de fibre.
  • labourage
  • hersage
  • passage des herbicides. Près d’un million de triflurin a été utilisé par le Texas en 1997. Le fort besoin d’eau comblé par l’irrigation des terrains est dévastateur à 2 niveaux pour l’environnement, par assèchement des lacs et marais environnant et par le rejet des herbicides et pesticides.
    Ainsi, la mer d’Aral en Asie centrale s’est vue réduite de moitié (sur 66000 km2) et les marécages environnant (550 000ha) ont disparus à 95% lorsque l’URSS voulu faire de cette région une zone de production de coton.
  • ensemencement
  • engraissage avec la pousse des plantes, c’est à dire l’utilisation massive d’engrais (composés d’éléments azote, phosphore et potassium). La pollution est quintuple, à la fois par l’engrais lui même sous forme gazeux, par les émissions atmosphériques résultant des facteurs chimiques et biologiques en réaction avec le sol et par le NO3 lixifié vers les nappes phréatiques. Une moyenne de 230 grammes d’engrais est utilisé pour 1 Kg de fibres. Une telle quantité représente une effet dévastateur à l’échelle mondiale lié à la fabrication des engrais particulièrement polluante pour l’air et le sol ainsi que son transport, l’un et l’autre très consommateurs d’énergie.
  • application des pesticides. La fragilité de la plante et les conditions humides font de cette culture une proie de choix pour les parasites. En moyenne 16g de perticides de toute sorte sont utilisés pour 1 Kg de fibres.


 




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