Le feu est une autre qualité de certains mouvements. Quiconque sait combien il est important de savoir maitriser le feu comme la notion de désir qui lui est corrélée. L’entretien de ce feu, c’est un peu comme l’entretien de la vie. Un juste milieu entre « Ne pas l’éteindre » et « ne pas le laisser s’embraser».
J’aimerais vous faire partager mes impressions quant à la manière dont les philosophies occidentales et orientales abordent ce feu de la vie et le désir.
| Par exemple, pour Aristote, la vie de l’homme s’inscrit dans une recherche permanente et ultime du bonheur : | ![]() |
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Platon complète en définissant le bonheur vis-à-vis de la satisfaction des désirs : |
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| Puis Kant s’exprime en ces termes : |
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| Sartre ajoute que la plaisir anéanti le désir : |
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| Si bien que Pascal, décrit parfaitement le cercle vicieux qui s’y met en place : | ![]() |
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| Ce qu’a traduit Woody Allen en plus court : | ![]() |
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| Shopenhauer
positionne 2 constantes à la vie : la souffrance et l’ennui : |
Souffrance parce
ce que je souffre de ne pas avoir ce que je désire et ennui parce que
je ne désire plus ce que je possède. |
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| Ainsi il semble que le seul moyen d’atteindre le bonheur, c’est d’arrêter d’espérer l’atteindre. C'est-à-dire arrêter le cercle vicieux décrit par Spinoza : |
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| Et
en cherchant, plus vers l’orient, Nagarjuna nous donne une piste en prônant
que le meilleur moyen d’atteindre la béatitude est de considérer que l’on
y est déjà : |
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| Et finalement Lao Zi résume parfaitement le chemin à suivre : | ![]() |
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Le feu est nécessaire. Le désir est, sans nul doute, nécessaire à la vie. Mais un feu trop intense non maitrisé va du cœur vers le haut et entre dans un processus d’entretien de l’intensité de ce feu aidé par un mental de moins en moins apte au bon jugement.
Dct Liu
Dong insiste sur l’importance de diriger le feu du cœur vers le Dan tien inférieur,
passage obligé vers la « voie du calme ».
L’un de ses enseignements dans la pratique d’une posture intitulé « les 1000 mains de Bouddha » est spécifiquement efficace pour calmer le cœur, lui permettre de retrouver sa noblesse, son ouverture.
Cette méditation enclenche un processus bienfaisant :
- Chasser la souffrance
- Renforcer l’énergie
- Chasser les énergies perverses
- Favoriser la prière.
« 1000 mains de Bouddha » constitue une méditation composée d’une succession de Mudra.
L’intention portée sur la position des doigts déverrouille la pensée. Chacun d’eux est associé à une qualité du cœur (sagesse, intelligence, force mentale, persévérance, stabilité, enseignement, …). Ils en sont les ambassadeurs.
On retrouve les principaux mudras sur les statues représentant Bouddha.
Bhumisparsa
mudra
L’appel de la terre, prendre la terre (la mère) à témoin.
Après avoir surmonté le désir, le plaisir et la passion, Bouddha prend la terre à témoin de son illumination et de son engagement.
Dharmachakra mudra
Mise en route de la Roue de la Loi du dharma.
Le dharma fait référence globalement à la loi universelle et plus spécifiquement dans le bouddhisme à l’enseignement du fonctionnement du monde et de l’esprit.

Dhyana mudra
Mudra de la méditation, de la concentration sur le dharna.
Lorsqu’un bol est posé sur les mains, il s’agit du bouddha de la médecine. Parfois les pouces se touchent et forment un triangle symbole du feu spirituel. La main droite posée dans la main gauche forme le sens de l’énergie masculine (l’inverse pour l’énergie féminine).

Abhaya mudra
Mudra de protection.
Il exprime l’absence de crainte, l’apaisement, la bienveillance.