Parce que nos désirs primaires sont mal assouvis ?
Selon Abraham Masslow, nos désirs fonctionnent sur la nécessité d’assouvir des besoins dans un ordre de priorité. Si, par essence, ces besoins n’appellent par forcément l’achat de biens, on constatera qu’à chaque niveau, notre société de consommation a su donner une réponse matérielle à chacun de nos désirs.
Et plus la réponse est d’ordre matériel, plus notre quête vers le niveau le plus élevé semble se compliquer et ressembler à une escalade munie de semelles de plomb. Un moine bouddhiste qui gère avec parcimonie ses besoins physiologiques semble atteindre plus facilement l’accomplissement de son être que le boulimique au bord de l’ulcère qui n’atteindra sans doute plus le second niveau.

Notre société nous donne régulièrement les moyens de répondre à nos désirs munie d’un caddie bien chargé et de notre carte de crédit.
Les besoins physiologiques de base sont depuis longtemps comblés. Nous n’avons plus faim, ni soif, ni froid et ceux pour lesquels
c’est le cas, sont rapidement exclu du système. Ces besoins physiologiques sont ils bien gérés ? l’on peut en douter si l’on constate l’augmentation constante de l’obésité.
Les besoins de sécurités et d’affection trouvent aussi réponse dans notre société sous forme de biens de consommation. Vous avez besoin de sécurité ? Achetez une voiture ! l’essentiel des arguments autour de l’automobile tournent autour du cocon que vous tisserez sur votre ego de mère de famille ou d’aventurier, de conquérant, de patriarche. Vous avez besoin d’affection ? Commencez par vous même, on est jamais si bien servi que par soi même. Aimez vous, achetez une nouvelle robe, un nouvel ordinateur, faîtes vous plaisir.
Faudra t’il valoriser l’immatériel comme l’amour ou la compassion pour qu’une société puisse assumer son expansion et offrir au plus grand nombre d’autres voies que la consommation pour combler leurs désirs ?
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