Dans un ouvrage, intitulé « Les dirigeants face au changement », Patrick Lelay, PDG de TF1 déclarait « Le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. ». en précisant : « Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. ».
Et nombreux sont les acteurs à se donner la main pour un conditionnement bien maîtrisé. Les espaces publicitaires ont lancés depuis longtemps une campagne d’envahissement de nos sens.
Quand l’ouïe est submergée de slogans, de jingles de musiques cadencées au rythmes de la consommation effrénée ; quand la vue est constamment occupée par des images publicitaires sur papier de presse, sur panneaux de toute part en zone urbaine, sur les écrans ; quand notre odorat se laisse déjà berner par de fausses odeurs de boulangerie ou de frais ; notre cerveau lui enregistre et se tient prêt à donner ses ordres lorsque nous pousserons le caddie.
L’espace publicitaire envahie tous les espaces : la culture ; les films sont partiellement aujourd’hui et intégralement demain financés par des marques glissés dans de nombreuses scènes ; internet ne vie que de ce mariage impur ; la presse écrite et radiophonique ne trouve pas d’échappatoire.
Même notre sommeil est sous contrôle... si l’on a pris soin, "consciencieusement" de regarder la télévision avant de se coucher. |