Témoignages

J’ai cru bon de publier certains des témoignages de participants ou interlocuteurs.

Merci à chacun d’avoir exprimé avec ses mots son vécu personnel :

En commençant par un extrait de l’émission de France 2 c’est au programme.

« Pour ma part, c’est par la recommandation d’amies qui pratiquent cette gym chinoise que je me suis lancée à la découvrir

pendant ma maladie (une Tumeur Neuro Endocrine, un cancer chronique très rare, originaire du poumon qui s’est développé en 5 autres points du thorax ainsi que des petites lésions cérébrales…)

c’est un temps propice à se centrer sur son corps pour mieux prendre le temps d’en prendre soin profondément (complémentairement aux traitement médicaux légaux lourds à suivre…) et autrement

Et le qi gong est une démarche formidable pour cela : vivre en douceur avec son corps malade, par l’auto-massage, le régénérer par un souffle ample et l’énergie de la Terre et du ciel,par des gestes lents et bien maîtriser surmonter des douleurs et des idées moroses.

Cela m’apporte déjà un bien-être évident, tellement nécessaire, très naturel, compatible avec d’autres croyances ; cela redonne des forces, de la patience, de la bienveillance et confiance en soi pour supporter la maladie autrement que d’un point de vue strictement médical.

Je suis ravie d’avoir découvert dans le cadre de l’IGR cette discipline chinoise si bienfaisante et que ce soit proposé gratuitement, à la clinique de Chevilly la Rue qui bénéfie d’un très beau parc où nous pouvons exercer de temps à autre  en plein air le qi gong : quelle chance !

Mon médecin référent, le Dr Hadoux, a été étonné par 2 fois le mois dernier de mon mieux être dans ma maladie et le fait que je supporte bien mon traitement (Afinitor), il a même mentionné ma nouvelle pratique du qi gong (qu’il ne connaissait pas) dans son compte-rendu médical !

Voilà pour mon témoignage qui je l’espère pourra vous être utile et surtout pour vous remercier encore de votre dévouement.

Je vous salue fraternellement »

M-D C.

 

« En apprenant en juillet 2016 que j’avais une « tumeur avec des cellules cancéreuses » comme me l’a dans un tout premier temps expliqué l’onchologue de GR, je lui ai juste répondu : passez moi les mouchoirs, d’abord je pleure et après je pourrai mieux vous écouter.

Très vite, entrée dans le vif du sujet, traitement de plusieurs mois par chimiothérapies, effets secondaires plus ou moins redoutables, intervention chirurgicale et ensuite c’était à voir.

Pour faire court, j’ai fini par comprendre qu’il allait être compliqué de travailler pendant les traitements et qu’il y aurait un avant et un après. Sans avoir vraiment le choix, j’ai accepté d’arrêter de travailler.

L’équipe médicale m’a expliqué qu’il est proposé aux patients de GR la pratique d’activités, notamment physiques pour les accompagner dans leur traitement.

J’ai décidé de pratiquer le qi gong sans savoir  vraiment en quoi celà consiste, en tout cas, pour ne pas rester sans rien faire en attendant la chimio de la semaine.

Pendant le traitement de chimio (cinq mois), la séance de Qi Gong avait lieu le mardi matin, lendemain de la cure.

Je me suis forcée à y aller, sauf certains matins vraiment durs. Peu à peu j’ai réalisé que ces mardis allaient devenir un jour important, pas seulement parce que « ça te changera les idées » comme m’a dit gentiment une personne de mon entourage.

Cela ne m’a pas changé les idées. Peut-être que ça les a un peu remises en place : il y avait dans le cours des personnes tout aussi atteintes et plus encore, et aussi des patients en rémission. En tout cas tout le monde était là pour apprendre à prendre soin de soi et à se sentir mieux. Et tout le monde de bonne humeur et attentif aux autres. Et j’avais envie de les retrouver le mardi.

Au début la formule « prendre soin de soi » m’a parue bizarre, ça je ne savais pas bien faire.

J’ai constaté au fil des cours qu’après chaque séance, je me sentais mieux, plus calme et bien vivante. J’ai réalisé que pratiquer (même en débutante que je suis) le Qi Gong m’a permis de mieux supporter les chimios, les heures d’attente. Je me suis même surprise à essayer de pratiquer la respiration ventrale pendant la cure avec le casque glacé sur la tête pour me détendre.

Après l’intervention chirurgicale j’ai arrêté de pratiquer pendant trois mois et là ça m’a manqué. Avec les fluctuations de moral qui parcourent le traitement, les annonces de traitement complémentaires (radiothérapies, nouvelle chimiothérapie ensuite) qui forcément génèrent de l’inquiétude pour la guérison et aussi pour l’après-maladie.

J’ai repris il y a trois semaines avec bonheur les séances du mardi et la pratique pendant ma radiothérapie.

Bon, cela ne m’a toujours pas « changé les idées », juste permis de réaliser que (ouille) certains des effets secondaires sont toujours là, mais aussi que, gràce aux cours de Qi Gong (dispensée par un professeur plein d’humour et néanmoins empathique) je peux les vivre un peu mieux,  en tout cas apprendre à les contrôler et à les accepter en attendant qu’ils disparaissent. Je constate que je dors bien à nouveau, que  mon humeur devient meilleure, plus apaisée. J’appréhende moins la suite des traitements à venir.

Dans quelques temps, nouvelle cure de chimiothérapie de plusieurs mois, pendant l’été.

Pas question d’arrêter de pratiquer en attendant la rentrée. Au programme : les respirations et les auto-massages et je compte bien tenter aussi les différentes façons de se déplacer en harmonie avec soi,  que nous avons apprises.

Sûr, je vais avoir besoin d’une remise à niveau de Qi Gong à la reprise des cours de septembre.

Je dirai que oui, pratiquer le Qi Gong m’a fait du bien physiquement et aussi moralement et encore maintenant puisque le traitement se poursuit. Il me parait important que plus de personnes encore puissent en bénéficier dans le cadre de leur traitement. Pour ma part, je compte bien poursuivre cette pratique même après, quand je serai en rémission. »

B. L.